[i][/i][SIZE=14][COLOR=blue]
Les Jumelles de Camp Pintade, avec leur petite soeur, de retour à l'école après mon passage et mes "premiers secours". Elles sont encore bien tristes ! Peu à peu, elles se sont épanouies.
Certains de mes collègues de travail répondirent favorablement à mes prières...J'avais ramené des photos des enfants, affichées en même temps qu'une note d'information en salle des professeurs. Je contactai également la centaine de parents des élèves de mes classes. Et on se mobilisa.
Le bouche à oreille fonctionna ensuite si bien que je pus rapidement venir en aide à une grand-mère de onze petits-enfants, Denise, qui habitait à "Soupir" elle aussi toute fluette sous son grand chapeau de paille. Puis ce fut le tour de deux jumelles Johane et Johana que nous avions scolarisées en maternelle et lorsque je me rendis à l'école de Camp Pintade pour les voir, leur institutrice m'apprit qu'elle ne les avait pas vues depuis plusieurs jours. Je me rendis auprès de la famille qui vivait dans une case en tôle de deux pièces. Le papa, responsable de son village, m'en expliqua les raisons. Toutes simples. Il n'y avait plus de riz à la maison pour confectionner le panier repas des petites. Aussitôt, je l'accompagnai en voiture à la boutique la plus proche et achetai un sac de 50 kilos de riz.
J'avais suffisamment d'argent pour fournir à chacune de ces quatre familles 1200 roupies (30 euros) en espèces chaque mois de façon à ce qu'elles achètent elles-mêmes la nourriture et les vêtements dont les enfants auraient besoin.
Il me fallut trouver un intermédiaire à Rodrigues à qui j'enverrai un mandat mensuel et qui se chargerait de répercuter ces sommes à leur destinataire. Andy, le mari mon amie institutrice accepta de s'en charger.
Je compris très rapidement mes erreurs. Mais j'étais novice en matière de gestion humanitaire à l'étranger.
J'avais toujours appartenu à un organisme humanitaire, en l'occurence "Terre des Hommes" sans en partager les responsabilités, me contentant de recueillir des fonds.
D'une part, ne jamais donner d'argent en espèces aux familles.
D'autre part, faire preuve d'une vigilance extrême aussi bien vis à vis du "collaborateur" que des familles elles-mêmes.
Tout ne fonctionna pas aussi bien que je l'espérais et il me fallut rectifier le tir lors de mes voyages suivants.
Je m'oppose vigoureusement à ce qu'apparaissent des annonces publicitaires en commentaires de mes pages de blog et qui n'ont rien à voir avec le sujet traité.Prière de les évacuer au plus vite S.V.P.