Posté le 20.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Courier][SIZE=14][COLOR=blue]
On est toujours dans la présentation de l'île. Cette fois, c'est une vue de Port Mathurin depuis le visage de Roseaux.
--
Posté le 20.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Courier][SIZE=14][COLOR=blue]
Sur cette photo, on se rend compte de la sécheresse, qui sévit d'ailleurs en ce moment à Rodrigues de façon dramatique, de l'aspect sauvage de l'île et de son habitat dispersé.
Posté le 20.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Courier][SIZE=14][COLOR=blue]
Après une journée bien remplie à visiter toutes les familles, à répondre à leurs besoins, à m'occuper des enfants, un moment de repos et de sérénité devant un coucher de soleil (c'est comme ça tous les soirs...) sur la terrasse de ma petite auberge à Anse aux Anglais.
Posté le 20.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Courier][SIZE=14][COLOR=blue]
Système D pour faire sécher les pieuvres qui font partie du plat national des Rodriguais.
Posté le 20.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Arial][SIZE=14][COLOR=blue]
Les photos précédentes dataient de 1997, lors de marencontre avec la famille. Sur celle-ci, Bryen a grandi. Le voilà pré adolescent et en forme.
Posté le 20.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Arial][SIZE=14][COLOR=blue]
Bryen est l'un des premiers enfants pour lequel nous nous sommes mobilisés, en 1997. Son institutrice m'a signalé son cas. Il venait à l'école pieds nus et sans panier repas. Nous sommes donc allées ensemble à la rencontre de la famille. Nous avons découvert une grand-mère toute petite et chétive, Idola CUPIDON, à Crève-Coeur, qui nous a expliqué sa situation. Sa fille était décédée dans un accident de voiture laissant six orphelins qu'elle avait recueillis mais avec ses 2000 roupies de pension vieillesse (50 euros) par mois, elle ne parvenait pas à s'en sortir.
L'Association a donc réagi immédiatement, a fourni une aide alimentaire, a acheté vêtements, chaussures et fournitures scolaires pour les enfants, et cela pendant 10 ans !
Pour permettre à Idola de mieux vivre, nous lui avons acheté 17 poules en 2004 en espérant qu'elle parviendrait à vendre les oeufs dans le voisinage.
Mais Idola, très âgée, a cédé aux demandes de ses propres enfants, leur a donné les volailles et ce fut un coup d'épée dans l'eau.
Nous avons cessé notre aide alimentaire lorsque plus aucun enfant n'a été scolarisé, c'est à dire fin 2006. Jeff et Stefanio avaient rejoint des membres de la famille installés à Maurice pour chercher du travail, Bryen, après avoir fait une formation en horticulture, que je l'ai pourtant encouragé à poursuivre, a préféré entrer dans la vie active.
Je le revois régulièrement à chacun de mes séjours dans l'île et tout va bien.
Photos jointes : Bryen et l'une de ses soeurs, Bryen, assis avec son frère Stefanio au retour de l'école.
Posté le 18.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Courier][SIZE=14][COLOR=blue]
Gilette entourée de ses quatre enfants, Charline, à sa droite, Orino, dans ses bras, devant elle Adrielle, derrière Adrielle Elvinio, en 2003, lors d'un voyage que j'ai effectué avec 25 de mes élèves qui ont apporté un cadeau à tous les enfants aidés par l'Association.
Sur la photo, Santana et Christophe, qui sont voisins de Gilette et Robert, qui reçoit un ballon de foot.
A côté de Charline, une de mes élèves
L'Association a donc acheté un matelas neuf, inscrit Adrielle à l'école maternelle, fourni une aide alimentaire mensuelle immédiate et équipé les enfants en vêtements, chaussures et fournitures scolaires.
Un cyclone a finalement détruit les quelques tôles mal jointes qui composaient l'habitation de Gilette et de ses enfants, réfugiés au Centre communautaire, sa belle-famille refusant de l'héberger.
Ce qui obligea le gouvernement à réagir. Gilette n'ayant plus de toit. On lui fournit une petite maison en dur de deux pièces que l'Association a contribué à équiper. Un camping gaz deux feux, une bouteille de gaz et une armoire, le gouvernement avait également offert à la famille des lits superposés pour les enfants et elle avait pu sauver le matelas que nous lui avions acheté.
Le bébé de Gilette était né entre temps, fruit des visites intempestives et épisodiques du mari volage qui venait de temps à autres continuer à réclamer une gâterie...
Quand elle a été correctement installée, nous lui avons acheté sept chèvres. Puis nous avons abandonné l'aide alimentaire, ( en décembre 2004)puisque Gilette disposait maintenant d'un troupeau capable de se reproduire, tout en poursuivant notre aide pour équiper les enfants scolarisés.
Mais à chacune de mes visites, le troupeau de chèvres, au lieu de proliférer se réduisait comme une peau de chagrin, Gilette invoquant maldies et sécheresse. Nous avons alors installé une arrivée d'eau. Mais l'hécatombe a continué, et comme j'ai vu de nettes améliorations dans la maison (téléviseur, chaine stéréo) j'ai plutôt pensé que Gilette, de temps à autres, revendait une chèvre pour satisfaire ses besoins. Ce qui n'entrait dans nos projets.
Gilette ne cesse de se lamenter. Je la vois environ deux fois par an et je ne constate pas d'efforts de sa part mais des demandes sans cesse renouvelées envers l'Association qui l'a soutenue et aidée pendant 4 ans. Elle a adopté une mentalité d'assistée et c'est bien dommage. Un cinquième enfant est né, de père inconnu cette fois, et j'ai donné à Gilette, lors de ma dernière visite en mars 2007, une boite de préservatifs.
Nous ne pouvons pas tout résoudre. Il faut aussi que les familles manifestent réellement une volonté de s'en sortir.
Nous donnons "un coup de pouce". Mais parfois, hélas, il reste sans effet.
Posté le 17.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Courier][SIZE=14][COLOR=blue]
J'ai rencontré Gilette en décembre 2001, après que l'institutrice de maternelle m'ait signalé le cas de la petite Adrielle, qui rêvait de rejoindre ses petits camarades à l'école et qui les regardait avec envie sans pouvoir y accéder.
Quand je me suis rendue au domicile de Gilettte, maman d'Adrielle, j'ai été reçue par ses enfants et par ses beaux-parents car elle était à l'hôpîtal. Son beau-père, qui m'avait vue arriver en voiture (signe de richesse indubitable à Rodrigues) et en sortir avec ma peau blanche (excusez moi mais ça fonctionne hélas comme ça, peau blanche = milliardaire !) s'était précipité pour m'exposer une large cicatrice qui signifiait qu'il était maintenant handicapé et que l'aide que je pouvais apporter lui revenait en priorité. Sauf qu'il habitait une maison cossue et que je ne me suis bien gardée de m'attendrir sur son cas, tout en m'informant poliment à propos de l'hôpital où je pouvais trouver Gilette. Personne n'en savait rien...J'ai dû faire ma propre enquête, et j'ai fini après une journée de questionnements dans les trois hopitaux de l'île, par la trouver, là où je ne m'y attendais pas. On m'avait dit qu'elle souffrait de diabète et d'hypertension, elle était dans un service maternité, car elle attendait un enfant.
Gilette, abandonnée par son mari, vivait dans une misérable cabane en tôle, accolée à l'arrière de la maison de ses beaux-parents, dans laquelle elle n'avait pas le droit de pénétrer. Délaissée par son mari qui lui avait préféré une autre femme, elle était également banni de sa belle-famille.
La cabane, car on ne pouvait pas l'appeler autrement, prenait l'eau qui inondait le matelas à chaque forte pluie, sur lequel dormait toute la famille, Gilette, Charline, Elvinio, Adrielle...
Posté le 15.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Courier][SIZE=14][COLOR=blue]
Finalement Riccardo a également quitté l'école pour s'occuper des 3 cabris et des 4 cochons que nous avions achetés. Les chèvres ont fait des petits, j'ai vu 5 cabris s'ébattre dans les champs environnants, mais par contre, les cochons disparaissaient un à un et Marie-Louise m'annonça sans honte qu'elle les revendait...Ce n'était pas le but de l'opération. Je me suis évertuée à lui expliquer qu'elle devait développer son élevage pour qu'il lui rapporte un peu d'argent mais apparemment ces notions là lui étaient étrangères.
Quand elle m'annonça que des chiens errants avaient dévoré toutes ses chèvres pendant la nuit, je n'en ai pas cru un mot, d'autant qu'elles étaient à l'abri dans un enclos fabriqué par le concubin de Marie-Louise.
Notre objectif étant que ces mamans parviennent à s'assumer pour ne pas les assister à vie, nous avons cessé toute aide alimentaire à la fin 2006 mais poursuivi notre assistance aux enfants encore scolarisés.
Ci-joint la photo de toute la famille, Marie-Louise avec Faviola, Riccardo, Dorinette, Andy et Dorina. Et la petite Dorina, très occupée à transférer du sable dans un seau en se servant du couvercle comme pelle...
Posté le 15.10.2007 par solidariteenfants
[i][/i][FONT=Courier][SIZE=14][COLOR=blue]
J'ai rencontré cette maman de quatre enfants, (veuve) en décembre 2002 et nous avons mis en place une aide alimentaire dès le début de l'année 2003.
J'ai équipé les enfants scolarisés en fournitures scolaires, en vêtements et en chaussures, puis acheté des cabris et des cochons à Marie-Louise et enfin scolarisé la petite Dorina en maternelle en 2006, 2007.
A la mort de son mari, Marie-Louise et ses quatre enfants habitaient dans une maison qui n'était pas tout à fait achevée, et que ses beaux-parents ont souhaité récupérer. Les Rodriguais sont capables d'une grande solidarité parfois, mais peuvent également se montrer très durs. Marie-Louise a donc été contrainte de construire une pretite case en tôle, un peu plus loin, près de celle de sa mère.
Puis elle a rencontré un concubin, pêcheur de son état) et ils ont eu une petite fille, Dorina, précisément la petite que nous avons scolarisée en maternelle et que Marie-Louise tient dans ses bras sur la photo.
Très rapidement, Faviola a quitté l'école pour aider sa maman à la maison. Riccardo, lui, présentait quelques troubles psychologiques, montait dans n'importe quel bus à la sortie de l'école, se retrouvait parfois à l'autre bout de l'île et Marie-Louise a dû prévenir le chauffeur pour qu'il soit attentif à l'enfant.